La SIAGI s’invite dans le débat national sur le financement des entreprises

Le rapport d’Olivia Grégoire estime qu’environ 370 000 entreprises devront être transmises d’ici 2030, représentant près de 3 millions d’emplois, mais que les dispositifs actuels restent insuffisamment adaptés aux TPE-PME. L’enjeu principal n’est pas l’absence de repreneurs mais le manque d’anticipation des cédants et les difficultés de financement des opérations de reprise. 
Le rapport souligne la sous-capitalisation chronique des PME françaises, qui freine à la fois leur croissance et leur transmissibilité. Une importante « zone blanche » du financement concerne les reprises comprises entre 150 000 € et 700 000 €, trop petites pour les fonds d’investissement et souvent mal servies par le crédit bancaire classique. Les reprises par les salariés sont également identifiées comme un levier majeur mais encore sous-financé. 
Pour répondre à ces difficultés, le rapport propose la création de fonds locaux de transmission associant banques, chambres consulaires, collectivités et acteurs de la garantie. Dans ce schéma, la SIAGI occupe une place centrale comme société de caution spécialisée dans l’artisanat et le commerce de proximité. Le rapport pointe en effet que la SIAGI dispose d’une approche du risque adaptée aux petites reprises, souvent mal couvertes par les dispositifs généralistes. Elle intervient en garantissant une partie des prêts bancaires de transmission, ce qui facilite la décision des banques et réduit le risque porté par les financeurs. La mission propose même d’intégrer systématiquement la SIAGI aux futurs fonds territoriaux de transmission afin de sécuriser les montages financiers locaux.